Bilan de lecture : 5 livres qui m’ont redonnés l’envie de lire (1)

Coucou le monde de la toile !

J’avais délaissé les livres -oh ! sacrilège- pour ne me consacrer qu’à une seule chose, les RPs. Sauf que l’on a besoin de lire pour bien écrire. Du coup, j’ai redécouvert ce plaisir qu’est de prendre un livre entre mes mains, de sentir cette odeur de papier -je vous jure qu’il n’y a pas que les vieux bouquins qui sentent cette odeur si particulière-, de tourner le papier, de dévorer les mots, d’imaginer l’histoire.

Les cinq romans qui vont suivre ne se ressemblent pas du tout. En même temps, je n’ai jamais aimé être cantonné à une seule chose. J’aime la diversité. J’aime butiner de fleurs en fleurs, sans jamais m’attarder dans un champs ou dans un verger. Oui, mon âme poétique est de sortie avec le printemps. Elle me donne juste envie d’aimer, tout simplement -ouh … la transition …

LES HIGHLANDERS, TOME 1 : LA MALEDICTION DE L’ELFE NOIR

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Après la conclusion du Pacte, le peuple des faës s’est réfugié sur la mythique île de Morar, au large des côtes d’Ecosse. A la cour de Faërie, la reine Aoibheal, fâchée contre son époux, s’extasie avec malice sur le charme d’un mortel du nom de Hawk, qui a le don de séduire toutes les femmes. Aucune ne lui résiste, affirme-t-elle. Pas même elle. Ivre de jalousie, le roi Finnbheara convoque son bouffon, Adam Black, et lui ordonne de trouver une femme d’une beauté parfaite, mais indépendante, qui refusera de se laisser séduire par Hawk. Et c’est ainsi qu’Adrienne de Simone est précipitée du XXème siècle en 1513 …

Quand j’ai commencé ma lecture, j’ai également commencé la série Outlander. Les parallèles que j’ai pu y trouver m’ont ravis. Dans l’un comme dans l’autre, l’héroïne est propulsée dans une époque passée, dont elle ne connaît rien -ou seulement ce qu’on trouve dans les livres d’histoire. J’ai aussi vraiment apprécié ce côté fantastique et magique avec ce personnage très énigmatique et surtout très dangereux d’Adam Black, l’Elfe Noir. Et puis comment ne pas adhérer à cet univers rempli de contes et légendes qu’est l’Ecosse. Des terres qui j’aimerai bien visiter, un jour. Mais à notre époque, hein, ce serait bien mieux. Quoique, après réflexion, les siècles antérieurs peuvent être aussi intéressants à découvrir. Ah oui, et je parlais d’amour, aussi. Biensûr, qu’il y en a eu. Entre le Roi et la Reine, mais aussi le bouffon et sa reine. C’est pour cela qu’il a tant pris à coeur de maudire cet humain si séduisant. Mais l’amour triomphe toujours, même si Adrienne a tout fait pour ne pas aimer son époux.

En résumé, ce livre est très bien pour reprendre la lecture après un vide sidéral. Oui, d’accord, la fin est attendue, comme dans tous les livres de romance, même s’il y a quelques exceptions -que je n’ai pas encore trouvé. Le côté magique est présent, mais pas étouffant. Pour moi, petite française, ce bouquin est un dépaysement complet en terres d’Ecosse.

La suite dans un prochain article.
A la prochaine, les cerises !

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30 jours pour écrire #2 : Jour #3 : Chronique #16 – Fleurs sauvages

« Beattie : Glasgow, 1929. Beattie Blaxland avait des rêves. De grands rêves. Elle rêvait d’une vie remplie de mode et d’étoffes. Ce dont elle n’avait jamais rêvé, c’était de tomber enceinte de son amant, un homme marié, à la veille de son dix-neuvième anniversaire.

Emma : Londres, 2009. Emma Blaxland-Hunter vivait son rêve. Danseuse étoile au London Ballet, elle avait tout. jusqu’au jour où elle a tout perdu.

Des décennies les séparent et les deux femmes doivent trouver la force de reconstruire leur vie. Un héritage mènera l’histoire à Wildflower Hill, là où une femme peut apprendre à se relever et savoir ce qu’elle veut vraiment. Des différences de classes sociales à Glasgow pendant la dépression aux pâturages vallonnés d’une ferme dans la campagne tasmanienne : une histoire inoubliable pleine de passion, d’amour, de secrets et de malheurs. »

Ce qui m’a le plus sauté aux yeux, c’est que selon l’époque à laquelle on vit, on ne réagit pas de la même façon. Beattie, qui a eu un enfant à ses dix-huit ans, a dû abandonner ses rêves (momentanément) pour élever sa fille. Le destin a fait qu’on la lui a enlevée. Elle a dû vivre avec ce lourd secret toute sa vie, mais cela ne lui a pas empêché de vivre son rêve : devenir une grande couturière. Durant toute sa vie, elle a surmonté tous les obstacles qui se sont présentés à elle. A l’inverse, sa petite fille Emma a toujours eu ce qu’elle voulait, et ce dès sa plus tendre enfance. Mais un jour, après un accident, elle doit renoncer à son plus grand rêve : danser. Et elle a vite baissé les bras. Si elle avait eu le courage et le cœur de sa grand-mère, elle aurait remarqué plus tôt les gens qui l’entouraient et l’aimaient pour ce qu’elle était vraiment. Et elle ne se serait pas dit que c’était la fin, mais un le commencement d’une nouvelle vie. La vie lui a offert une nouvelle chance, elle a mis du temps à la saisir.

Ce que je veux dire, c’est qu’avant, quoique l’on ait, on le gagnait. Et on n’abandonnait jamais ses rêves. Aujourd’hui, alors qu’on a tout et tout de suite, on baisse les bras à la moindre contrariété.

Ce livre est aussi une histoire de sentiments. Une mère, qui l’a été jeune et sans le vouloir vraiment, se voit interdire tout contact avec sa fille. La vie suit son cours. Elle rencontre d’autres hommes, dont l’un devient son mari et le père de ses enfants futurs. Elle a un garçon et une autre fille. Ce n’est qu’à sa mort que son passé est dévoilé. Pendant toutes ces années, une lettre destinée à sa première fille est cachée sous un matelas. Environ 30 ans plus tard, il va être restitué à sa véritable propriétaire. C’est à ce moment que vont se rencontrer deux parts d’une existence qui ne devaient jamais se croiser.

Fleurs sauvages, un livre sur les destins croisés, les différences générationnelles et le combat d’une vie. Mais surtout un livre plein de souvenirs et d’émotions.

Chronique #14 : Les yeux Améthyste


Les Yeux Améthyste, de Enamorte

« Prisonnière d’une relation violente, Fae perd tout espoir de s’en sortir. Sa vie, succession de désillusions et de mauvais choix, elle souhaite y mettre un terme. Mais même son vœu de simplement cesser d’exister lui est refusé : son dernier souffle expiré, elle fait la rencontre d’un personnage aussi mystérieux qu’élégant, Azrael, l’ange de la Mort.

La créature, bien loin d’être menaçante, semble au contraire manifester une prévenance particulière à l’égard de la jeune fille, qu’il invite dans son royaume d’Outremonde, afin de lui éviter le cycle douloureux de la réincarnation.

Après une hésitation légitime, Fae accepte de suivre son intrigant guide. Pourtant, une fois sur place, des événements étranges surviennent, et Azrael ne daigne pas lui donner la moindre explication. Pourquoi tant de secrets de la part de celui qui a juré de la protéger ? A-t-elle seulement fait le bon choix en le suivant dans les profondeurs d’Outremonde ? »

Mon avis :

Tout est dit dans le résumé, même s’il est très vague. Mais on le comprend très bien à la fin du dernier mot.
Je n’ai pas envie d’en dire plus car ça gâcherait tout l’intérêt de ce livre.

Mes + :

+ l’objet livre
+ l’histoire
+ des personnages torturés
+ les illustrations
+ une belle fin : un nouveau (re)commencement

Mes – :

– jeunesse
– certaines longueurs
– on se perd parfois dans l’histoire

Conclusion :

Je suis quand même assez mitigée. Certains passages étaient pour moi inutiles. Mais rien que pour l’histoire, je vous dit foncez !

Chronique #13 : Tigre, tigre !


Tigre, tigre ! de Margaux Fragoso

« Par une belle journée d’été, Margaux Fragoso rencontre Peter Curran à la piscine de son quartier, et ils commencent à jouer. Elle a sept ans; il en a cinquante et un. Quand Peter l’invite chez lui avec sa mère, la petite fille découvre un paradis pour enfant composé d’animaux exotiques et de jeux. Peter endosse alors progressivement, insidieusement, le rôle d’ami, puis de père, et d’amant. Charmeur et manipulateur, Peter s’insinue dans tous les aspects de la vie de Margaux, et transforme l’enfant affectueuse et vive en une adolescente torturée. »

Premières impressions :

L’auteur va donner son point de vue sur ce qui paraissait à ses yeux de petite fille normal : la pédophilie. Elle va rencontrer Peter, un vieillard de 70 ans alors qu’elle n’en a que sept. Un lien fort et étrange va se créer entre eux. Ils vont être tours à tours parents, amis, amants. Margaux va raconter son ressenti, son amour pour le seul homme qu’elle ait aimé malgré les interdits et qui va se suicider lors de ses 23 ans (il me semble). Une belle histoire d’amour, interdite, qui fait se poser beaucoup de questions ? Et si c’était moi, à la place de Margaux ? Comment aurais-je réagi ? Et Peter ? Si moi, à 70 ans, je me prenais d’affection pour un enfant d’une dizaine d’année ? Cette dernière perspective choque, répugne. Même-moi, ça me dérange. Mais être Margaux, je peux y arriver. De son point de vue, celui de l’enfance, où tout est démultiplié, rendu plus beau, cette histoire peut paraître normal. Surtout que Peter, l’adulte censé être responsable, l’adulte qu’elle chérie le plus au monde, lui assure qu’ils ne font rien de mal quand ils se touchent, qu’ils se caressent, qu’ils s’embrassent. Alors elle le croit. Elle l’aime tellement que rien ni personne ne peut mettre fin à leur relation. Par contre, je ne sais pas quoi penser de Peter. Est-il juste quelqu’un de détestable, ou croit-il réellement ce qu’il raconte à Margaux ? Se sent-il avec elle l’enfant qu’il n’a pas pu être, et avoir les relations simples qu’il n’a jamais eu ? J’avoue que je ne sais pas du tout. Peut-être que mon avis sera plus clair à la fin de ma lecture.

Mon avis :

« Le jour où j’ai rencontré Peter, j’ai vu deux garçons et leur père qui se battaient à l’autre bout de la piscine, dans des éclats de rire et d’eaux. »

Une rencontre somme toute assez banale. Mais ce qui ne l’est pas, c’est la relation qui va s’instaurer entre eux. Tantôt père, ami, Peter deviendra amant. Une relation que beaucoup qualifieraient d’immonde entre une enfant de sept ans et un vieil homme. Mais pas Margaux Fragoso. Dans son autobiographie, elle la décrit comme naturelle et indispensable. Pour elle, seul Peter peut la comprendre. Mais elle ne s’apperçoit pas qu’il l’a manipule. Et personne ne fait rien pour empêcher ça. Son père boit. Sa mère, paralysée par une expérience similaire dans sa jeunesse, ne réagit pas à ce qu’il se déroule sous ses yeux. Mais Margaux, dans ce livre, se dévoile et réagit aujourd’hui pour qu’il n’arrive rien de similaire à sa fille. Ce n’est pas un cercle viscieux. Ce n’est pas parce que la grand-mère (et sa soeur) ont subis des malttraitances sexuelles dans leur enfance, que sa mère a eu une relation ambiguë avec un homme beaucoup plus âgé que son père de ses sept à vingt ans que la petite doit subir la même chose.

Je qualifierais ce livre de crie du coeur, cri qu’elle n’a jamais ressenti le besoin de pousser avant aujourd’hui. Car oui, pour elle, tout était normal. Mais à la mort de son bourreau, elle a ressenti le besoin de se construire sa propre vie, avec un homme de son âge. Et pourtant, Margaux n’accuse pas Peter. D’ailleurs, était il conscient de ses actes ? Les percevaient il comme anormal ? Car il faut savoir qu’il a été accusé d’avoir abusé de ses filles et de filles dont il avait la garde. Mais j’ai l’impression qu’il vivait dans un monde parallèle, où aimer des petites filles était monnaie courante et non dérangeant. Pourtant, dans des moments de lucidité, il se rend compte de son erreur et demande à Margaux de ne rien dire à personne. Il va même jusqu’à cacher des preuves quand une assistante sociale mène une enquête chez lui.

Conclusion :

Après lecture, mon avis est toujours aussi flou. Cependant, j’aime quand un livre nous fait réfléchir sur des sujets tabous. On se demande alors ce qu’on aurait fait à la place de la fillette. Mais on se pose aussi des questions sur les gens qui nous entoure. Et si il y avait autour de nous un Peter ? Comment réagirions nous ? Mais est-ce qu’on n’aurait une réaction, en fait ?

Premières impressions #1 : L’assassin royal, Première Epoque, 1

Bonjour mes petites fleurs !

Hier soir, vendredi 24 juillet 2015, j’ai commencé le premier intégrale de L’assassin royal de Robin Hobb. Aujourd’hui, j’en ai lu les cinq premiers chapitres (de l’Apprenti assassin).

L’assassin royal est un classique de la fantasy. De plus, beaucoup de personnes le disent accessible à des débutants dans le genre. Certes, cette série est longue (15 tomes, il me semble), mais elle se lit facilement et rapidement.

« Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame… »

La première chose qui m’a plu dans ce livre, c’est le partie pris de l’auteur. Pour l’instant, l’histoire se déroule dans le passé. Fitz, bâtard d’un roi, raconte son enfance auprès de la famille royale et comment il va passer d’indésirable et d’innaperçu à un enfant à l’éducation princière pour devenir assassin royal. C’est son histoire vue de ses propres yeux, ceux d’un enfant de 6 ans (au début) qui a une conscience d’adulte et une capacité de partager son âme avec les animaux. Mais il va apprendre bien à ses dépend et bien assez tôt à se méfier des gens à qui il fait confiance.

Ensuite, j’aime les personnages. Même les plus ignobles sont attachants. Et chacun a une personnalité et un caractère bien établi, même si déjà on perçoit des changements. Et les hommes sont à la même enseigne que les animaux. Ces derniers aussi ont des pensées, des envies, une vie (et une mort). Ce ne sont pas uniquement des « objets » ou des moyens de transport. Et j’ai hâte de voir comment l’auteur va faire évoluer le don de Fritz, comment les animaux vont jouer un rôle dans sa future action. Car l’auteur n’a pas donné autant d’importance à ce don s’il ne devait pas servir par la suite.

Enfin, quelque chose que je ne serait pas vraiment nommé m’a touché. En fait, c’est la même chose que ce qui m’avait plu dans La Confrérie des menteurs ou encore Harry Potter (et d’autres livres, encore). L’auteur a pris le temps de construire l’univers. Rien n’est laissé au hasard. Tout a un sens et une utilité. Et on sent qu’il sait où il va. A ceci s’ajoute une part de suspens, qui s’installe dès la première page. On a un enfant, bâtard, qui est abandonné à son père. Mais que va-t-il se passer ? Quel sera son avenir ? Comment va-t-il être utilisé par le Roi et d’autres personnes ? Est-il destiné à un grand avenir ? Toutes ses questions planent tout au long de la lecture et d’autres apparaissent au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue.

Et vous, avez-vous lu ce classique ? Et qu’en avez vous pensé ?

Sur ce, je vous dis à bientôt dans un prochain article ! Ciao !

Chronique #12 : Complétement cramé !

Bonjour les petites fleurs !

La semaine dernière, j’ai entamé mon bibliothon, au résultat mitigé. Voici donc la première chronique, celle du lundi.

« Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.
En débarquant au domaine de Beauvillier, où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer… »

Ce roman humoristique nous plonge au cœur des relations humaines, que ce soit familiales ou professionnelles. On suit plusieurs personnages dans leur évolution : Andrew, Madame de Beauvilier, Odile, Philippe et Manon, et même du chat. Le premier va se rendre compte en aidant les gens autour de lui qu’il est bien seul. Ce dont il a besoin, c’est de l’amour et de la présence de sa fille. Pour madame, il faut qu’elle laisse le passé derrière elle et qu’elle s’occupe de son présent, ses dettes, son personnel,ses relations. Odile et Philippe vont mettre leur préjugés de côtés et se rapprocher l’un de l’autre. Et Manon va devoir assumer les conséquences de ses actes avec son futur mari (peut-être ?). Et ses personnages vont trouver le chat un peu trop gros au fil de l’histoire. Normal, il attend des petits qui vont redonner joie et vie dans la maison.

Gilles Legardinier sait nous étonner, notamment avec ce chat qui, pour être toujours à la température, se met plus ou moins loin du four. D’où la couverture du livre, que j’avoue ne pas avoir compris tout de suite. Par contre, le chat dans la marmite reste pour moi un mystère.

+ des personnages attachants
+ des personnages qui évoluent
+ une histoire qui allait bien avec mes sentiments du moment
+ les rebondissements de l’histoire
+ une réflexion sur ce qui est essentiel

– certains comportements de Andrew : même si c’est pour faire le bien, je ne vois pas l’intérêt de maltraiter une pauvre bonne-femme qui certe est tout ce qui est de plus détestable.

Encore un livre que je recommande pour passer un bon moment loin de nos tracas quotidiens.

Et vous, quel est votre avis sur ce livre ?

Chronique #11 : Les combustibles

« La ville est assiégée. Dans l’appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l’étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres … Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l’étincelante romancière du Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu’on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ? Humour, ironie et désespoir s’entre-tissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles. » Les Combustibles

« Et Amélie Nothomb de jouer avec la littérature comme elle jouerait avec le feu, d’incendier avec un malin plaisir ce qu’elle aime le plus au monde, les livres. Un nouvel assassinat de sang-froid superbement maîtrisé. » Marianne Payot, Lire.

On se retrouve dans un huis clos entre trois personnages : un vieux Professeur qui enseigne à ses élèves le contraire de ce qu’il pense réellement, Daniel son assistant et Marianne, une étudiante qui préfère avoir chaud à la vie. L’histoire se passe en pleine guerre, en hiver. C’est le deuxième qu’ils passent alors que les Barbares tuent tous ceux qui ont le malheur de se retrouver sous leur bombes. Nous avons trois profils de personnages : un éternel optimiste et idéaliste (Daniel), une résignée (la guerre est perdue mais il faut avoir chaud) et un homme dont ont va connaître la vrai nature au fil des pages, soit à cause de la guerre, soit un homme qui étais déjà désabusé mais dont le vrai visage va apparaître.

Mais une question se essentielle va se poser : comment se réchauffer ? C’est Marina qui va un jour, en venant voir Daniel chez le Professeur, se plaindre qu’il fait froid. Et elle va proposer de brûler des livres. Le professeur va lui en proposer un, mais elle va d’abord le refuser car elle l’appréciait. Par contre, à un second proposé par ce Professeur, plutôt imposé pour la première année, elle ne va pas hésiter. Elle veut se venger. Mais, alors qu’elle rentre au campus, une bombe explose et elle se retrouve sans toit. Elle revient chez le Professeur et là, c’est ce dernier qui se fait une joie de brûler le premier livre. Voici comment commence l’autodafé.

Cependant, quelques règles sont implosées comme ne faire un feu qu’un heure avant de se coucher. Pourquoi Marina impose-t-elle ça ? Elle ne veut pas que les livres disparaissent trop vite. Car dès que le dernier sera brûlé, elle ira se suicider sous les bombes. Mais cette règle lui pèse. Elle veut avoir chaud plus souvent. Le Professeur y voit une occasion de profiter de la situation. Mais c’est Marina qui va en profiter. Elle a froid et elle veut un corps pour se réchauffer.

Sauf qu’un jour, Daniel les surprend. Il devient jaloux. Pour ne plus avoir Daniel sur le dos, il décide de brûler les dix livres restant, dont le dernier est un coup de cœur autant pour lui que pour Marina. Marina part à l’extérieur. Daniel va la suivre car il l’aimait. Et le Professeur profite de ses derniers moment de chaleurs. Et ensuite, lui aussi ira se suicider sous les bombes.

Dans cette histoire, on constate que dans ces drniers retranchements, l’hommme redevient animal. La seul chose qui compte pour lui, c’est sa survie. Et pour ça, il faut du feu, et des combustibles. Mais quand c’est la fin, il est capable de tout sacrifier, même ce qui lui est le plus cher (ses livres, son amour propre, ses sentiments).

Comme toujours, Amélie Nothomb m’a fait réfléchir sur ma vie, mes besoins et mes envies. Mes que valent-ils réellement ? Et avec ça, il y a une pièce de théâtre et une belle histoire. Je suis plus que comblée …